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Campagne Au volant, le téléphone peut tuer!

 
 
Campagne Au volant, le téléphone peut tuer!

En utilisant son téléphone pendant la conduite, un automobiliste détourne son attention et peut ainsi faucher du bout de ses doigts la vie d’un cycliste, d’un piéton, d’un autre usager de la route. À partir du 20 octobre 2017, la Sécurité routière lance une campagne (affichage et radio) pour faire prendre conscience que quelques secondes d’utilisation de son téléphone au volant peuvent suffire à faire basculer une vie.

Lire ou écrire un texto, un post sur les réseaux sociaux, ou seulement parcourir ses courriels, sont devenus des gestes anodins dans le quotidien de chacun. Ils peuvent cependant s’avérer dramatiques lorsqu’ils sont pratiqués en conduisant. Ces gestes obligent en effet à quitter la route des yeux au moins 5 secondes, soit une distance parcourue de 70 mètres en ville (à 50 km/h) et multiplient par 23 les risques d’accidents.
 Ces dernières années, le téléphone est devenu l’une des principales causes d’accidents sur la route avec la vitesse et l’alcool. Près d’un accident corporel sur 10 serait lié à l’utilisation du téléphone en conduisant.

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Réglementation du téléphone au volant en France et à l’étranger

Mesures de sécurité routière sur le téléphone au volant en France
Conformément à l’article R.412-6-1, tout conducteur doit se tenir constamment en état et en condition d’exécuter les manœuvres qui lui incombent.
Depuis le 31 mars 2003, un décret sanctionne l’utilisation d’un téléphone portable tenu en main. La sanction a été alourdie par décision du Comité interministériel de la sécurité routière du 11 mai 2011 et s’élève désormais à 135 € et d’un retrait de 3 points du permis de conduire
Le fait de consulter ou manipuler son téléphone est également interdit et passible des mêmes sanctions
De même, le fait de placer dans le champ de vision du conducteur d’un véhicule en circulation un appareil en fonctionnement doté d’un écran et ne constituant pas une aide à la conduite ou à la navigation est interdit. Cette infraction est sanctionnée d’une contravention de 5ème classe d’un montant de 1 500 euros au maximum et d’un retrait de 3 points du permis de conduire. L’appareil peut être saisi par les forces de l’ordre et définitivement confisqué après condamnation du contrevenant par le tribunal. 
Depuis le 1er juillet 2015, il est interdit à tous les conducteurs (de voiture, de camion, de moto, de cyclo ou de vélo) de porter à l’oreille tout dispositif susceptible d’émettre du son (conversations téléphoniques, musique, radio).
Les systèmes montés ou installés dans les véhicules (de type Bluetooth, avec commandes vocales notamment) ou dans les casques pour usagers de 2RM et qui ne nécessitent pas le port à l'oreille ou la tenue en main d'aucun dispositif, restent autorisés sous réserve du respect de l’obligation de se tenir constamment en état et en condition d’exécuter les manœuvres qui incombent au conducteur.


Mesures de sécurité routière sur le téléphone au volant en Europe
En règle générale, les décisions réglementaires concernant les téléphones au volant ont été prises par les différents pays européens à la fin des années 90 ou au début des années 2000. 
Aujourd’hui, dans 27 États membres de l’Union européenne (sur les 28), seul le téléphone tenu en main est interdit sauf en Espagne où, comme en France, l’usage de l’oreillette en conduisant est interdit. 
En Suède, il n’y a pas de loi qui encadre l’utilisation du téléphone au volant. Les autorité suédoises sont d’avis que l’article général du code de la route suédois, précisant que « tout conducteur doit constamment rester vigilant, apte à manœuvrer et attentif à sa tâche de conduite », suffit à sanctionner ce type de comportement.

« Téléphoner au volant détourne l’attention de la route »

En France, 9% des accidents mortels auraient pour cause l’inattention ou le téléphone*. Des études révèlent que le défaut d’attention est présent dans 25 à 50 % des accidents corporels. Et cela concerne plus particulièrement les conducteurs novices qui n’ont que peu d’automatismes en place et disposent de peu de disponibilité attentionnelle pour appréhender et gérer des situations de conduite complexe.

*Source (ONISR – Bilan des infractions – Auteur présumé d’accident mortel (APAM))

   
 
 
 
 

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