Bilan de la lutte contre la délinquance en Haute-Vienne pour l’année 2016

 
 
Bilan de la lutte contre la délinquance en Haute-Vienne pour l’année 2016

L’année 2016 confirme en Haute-Vienne les bons résultats enregistrés depuis plusieurs années en matière de lutte contre la délinquance. Les atteintes aux biens et les atteintes volontaires à l’intégrité physique restent stables, voire en légère diminution.

Si les cambriolages sont en légère hausse, les vols de véhicules diminuent.

L’engagement des forces de sécurité se concrétise par des taux d’élucidation globalement en hausse.

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La Haute-Vienne reste donc un département sûr. Dans toutes les rubriques, le département se situe largement en deçà des taux constatés au niveau national :

Chiffres_Bilan_Delinquance_2017

I- Stabilité des atteintes aux biens (AAB)

Les atteintes aux biens (vols de voitures, cambriolages, dégradations..) restent à un niveau sensiblement équivalent à celui de 2015 : 7 756 faits ont été enregistrés en 2016, contre 7 678 en 2015.

Le nombre de faits enregistrés par les forces de sécurité du département dans ce domaine est en baisse de 6 % par rapport à 2012, soit 500 faits de moins.

A - Les vols sans violence sont stables (- 9 faits) par rapport à 2015.

Cette stabilité est due à :

  •  la baisse des vols liés aux véhicules à moteur (-7,60 %, soit – 156 faits par rapport à 2015).

Cette baisse concerne tous les items :

  •   les vols de véhicules (automobiles et deux roues) enregistrent une baisse de 13 % (440 contre 506 en 2015, soit - 66 faits)
  •  les vols dans les véhicules sont en baisse de 34 faits (1017 faits contre 1051 en 2015). Ce sont généralement des vols d’opportunité sans grande valeur (lunettes, clés USB, sac à main…). Le nombre de faits élucidés est en progression de 29,9 % par rapport à 2015.
  •  les vols d’accessoires sur véhicules sont en baisse de 11 % (451 faits contre 507 en 2015). Le nombre de faits élucidés a progressé de 170 % par rapport à 2015.
  •  une légère baisse des cambriolages : 19 faits de moins (1699 en 2016 contre 1718 en 2015). 

Parmi les cambriolages, il convient de distinguer :

  •   les vols par effraction de logements, générateurs d’un sentiment d’insécurité, en hausse de 5,5 % (1055 contre 1000 en 2015).
  •  les cambriolages dans les commerces et établissements industriels (- 24 faits), se produisent en journée. A l'inverse, les commerces sont visités la nuit.

Ces résultats sont obtenus par une mobilisation effective des forces de sécurité (patrouilles et rondes dynamiques) et par des moyens particuliers :

* en zone gendarmerie, depuis septembre 2015, des services spécifiques de surveillance (Escadron de Gendarmerie Mobile, détachement de réservistes), des contrôles de flux et le Groupe Anti Cambriolages participent à la baisse du volume de cambriolages. L’état d’urgence et l’intensification des contrôles mettent également la pression sur une délinquance souvent mobile.

* en zone police, la DDSPdirection départementale de la sécurité publique a optimisé les enquêtes de voisinage en cas d'absence de résidents. Un imprimé précisant qu'une enquête de voisinage est en cours dans le secteur suite à des faits de cambriolages, invite les personnes absentes à appeler le 17 pour faire part d'éléments susceptibles d’intéresser l'enquête. Par ailleurs l’opération tranquillité vacances, qui est désormais permanente, a permis de sécuriser 1931 domiciles.

  •  la hausse de 6,6 % des vols sans violences contre les personnes (2 170 faits en 2016 contre 2 036 en 2015).

Ces vols comprennent :

  •   les vols simples contre les particuliers dans les locaux ou lieux publics (restaurants, commerces, salles de spectacles),
  •  les vols simples dans des locaux privés (parties communes d’immeubles collectifs, lieux de travail ou d’étude)
  •  les vols à la tire

B - Les vols avec violence augmentent de 13 faits.

Parmi ces vols, les vols avec armes (armes à feu, armes blanches ou par destination) restent au même niveau : 27 faits ont été enregistrés en 2016, contre 25 en 2015.

Les vols violents sans armes connaissent une hausse modérée, de 11 faits (131 faits contre 120 en 2015).

C - Les destructions et dégradations augmentent de 9,3 % (871 faits contre 797 en 2015, soit + 74 faits).

Le nombre de faits élucidés dans ce domaine a progressé de 24,4 % par rapport à 2015, en s’établissant à 30 %.

II - Stabilité des atteintes volontaires à l’intégrité physique (AVIP)

Les violences physiques crapuleuses, les plus traumatisantes pour les victimes sont globalement stables (158 faits contre 145 en 2015). Cette rubrique est à rapprocher des atteintes aux biens puisqu'il s'agit des agressions accompagnées de vols.

Les violences physiques non crapuleuses restent stables (+3 faits).

Les coups et blessures volontaires sur personnes de 15 ans et plus ont diminué de 21 faits (870 en 2016 contre 891 en 2015).

En revanche, les violences sexuelles augmentent de près de 18 % : on dénombre 166 faits en 2016, contre 141 en 2015. Il est à noter que ce chiffre était de 95 en 2012.

L’augmentation constatée dans ce domaine s’explique en grande partie par une libération de la parole des victimes, qui osent plus souvent déposer plainte contre leurs agresseurs.

Il est à noter que les violences intrafamiliales, dont une part est constituée de violences sexuelles, représentent 33 % des faits de violences. 22 % sont des violences conjugales.

Dans ce domaine, l’État mène des actions de prévention : le protocole départemental relatif au traitement des mains courantes et des procès verbaux de renseignement judiciaire en matière de violences conjugales permet d’organiser l’action publique pour donner une suite systématique aux dépôts de plaintes et mains courantes.

Le taux d’élucidation, qui s’établit à 77 %, témoigne de la forte implication des forces de sécurité dans la lutte contre les agressions.

 III – 1 seul homicide est à déplorer en 2016

Il s’agit d’une particularité, puisque la Haute-Vienne est l’un des 9 départements à ne déplorer qu’un seul homicide. 5 n’en ont connu aucun. C’était le cas de la Haute-Vienne en 2015.

IV – État d’urgence

Les services ont été mobilisés par l’état d’urgence, prorogé jusqu’au 15 juillet 2017.

L’état d’urgence nécessite :

  •  un renforcement des patrouilles dynamiques et gardes statiques autour des lieux potentiellement sensibles (lieux de culte, gares et aéroport, centres commerciaux…)

Cette présence sur le terrain explique les bons résultats de la lutte contre la délinquance.

  •  une sécurisation optimale, supposant des moyens humains importants à la fois pour les forces de sécurité de l’État et les polices municipales, des manifestations et rassemblements populaires. 

Or, l’année 2016 a été particulièrement riche en la matière : Ostensions limousines, Tour de France, festival Lost in Limoges…

Sur le plan de l'ordre public, l'état d'urgence a permis :

  •  3 perquisitions administratives (s'ajoutant aux 12 effectuées en décembre 2015) ont été effectuées. Pour mémoire, elles peuvent être effectuées dans des lieux pour lesquels il existe des raisons sérieuses de penser qu'ils sont fréquentés par une personne dont le comportement constitue une menace pour la sécurité et l'ordre publics. Destinées notamment à vérifier qu'aucune arme ne soit cachée, elles sont très encadrées juridiquement. Le Procureur en est informé et elles sont placées sous la responsabilité d'un officier de police judiciaire.
  •  L'évolution du cadre juridique permet aujourd'hui de saisir des données informatiques, mais leur exploitation est subordonnée à une autorisation préalable du juge administratif, qui vérifie qu'elles ont bien un lien avec la menace que constitue pour l'ordre et la sécurité publics le comportement de la personne concernée.

Conclusion

La Haute-Vienne reste un département globalement calme sur le plan de la délinquance, très bien classé au niveau national. En matière de lutte contre les trafics de stupéfiants, des réseaux ont été démantelés et des saisies importantes réalisées tant par les gendarmes que par les policiers.

La vigilance reste plus que jamais d'actualité, y compris au sein de la population.