Prévention de la délinquance à Limoges : signature du PLSPD et de la convention PN/PM

 
 
Prévention de la délinquance à Limoges : signature du PLSPD et de la convention PN/PM

Laurent CAYREL, préfet de la région Limousin, préfet de la Haute-Vienne et Émile-Roger LOMBERTIE ont signé vendredi 10 juillet le nouveau Plan local de sécurité et de prévention de la délinquance (PLSPD) et ainsi que la convention de coordination renforcée Police Nationale/Police Municipale.

Le nouveau PLSPD : cadre d’une action concertée de prévention de la délinquance à Limoges

Le nouveau PLSPD de la ville de Limoges servira de support à l’action conjointe de tous les partenaires de la prévention de la délinquance pour la période 2015-2020.
Les actions qui sont déclinées dans ce plan s’inscrivent dans le cadre de la stratégie définie au niveau national par le Comité interministériel de prévention de la délinquance (CIPD). La prévention de la délinquance est en effet une priorité du gouvernement, qui est mise en œuvre à travers les crédits du Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD).

Le PLSPD s’articule autour de trois axes-clé

  • Éviter que les plus jeunes ne basculent et persévèrent dans la délinquance. L’action des partenaires du CLSPD devra s’attacher à proposer des alternatives aux jeunes en situation de rupture.
  • L’amélioration de la tranquillité publique : le PLSPD prévoit un certains nombre d’actions concrètes pour prévenir de difficultés du vivre-ensemble. La Police Municipale, qui est une police de proximité, joue un rôle essentiel dans l’amélioration de la tranquillité publique, d’une manière coordonnée et complémentaire à la Police Nationale.
  • La prévention des violences intrafamiliales et des violences faites aux femmes.
Signature du PLSPD Limoges 2015 07 10

De gauche à droite, Jean-Claude Leblois, président du conseil départemental; Laurent Cayrel, préfet de la Haute-Vienne, Emile-Roger Lombertie, maire de Limoges, Michel Garrandaux, Procureur de la république.

La convention de coordination Police Nationale-Police Municipale

La convention de coordination entre la Police Nationale et la Police Municipale s’inscrit dans la volonté du Ministre de l’Intérieur de renforcer les partenariats qui unissent l’État et les communes pour assurer la sécurité des habitants et prévenir efficacement la délinquance.
Cette convention permettra d’assurer une présence renforcée des forces de l’ordre sur le terrain, au contact direct des populations, et particulièrement dans les quartiers qui en ont le plus besoin. Les interventions respectives des deux forces feront ainsi l’objet d’une organisation conjointe, en vue d’objectifs prioritaires définis ensemble, au sein, notamment, des instances du CLSPD. Cette coordination renforcée sera aussi permise, sur le plan opérationnel, par un partage accru des données grâce à la mise à disposition de matériel radio.

Elle est aussi le cadre d’un renforcement des capacités d’action et d’un élargissement des missions de la Police Municipale. Les forces de Police Municipale seront ainsi habilitées à exercer leurs missions sur une plage horaire et spatiale élargie. La création d’une brigade de nuit, qui sera appelée à intervenir en liaison avec la Police Municipale, entre dans ce cadre.

Puisque les missions des forces de la Police Municipale sont appelées à évoluer et à s’étendre notamment dans les quartiers sensibles, il est nécessaire d’accompagner ces évolutions en renforçant l’équipement, la protection et la formation des policiers municipaux. Ils sont, de fait, exposés aux mêmes risques que les forces de sécurité de l’État.
Ainsi, la municipalité a fait le choix d’armer ses forces de police dans le cadre du dispositif de mise à disposition temporaire des armes de l’État décidée par le Ministère de l’Intérieur. Cette démarche doit être menée à bien et de manière conjointe.

Si cette convention de coordination prévoit aussi le déploiement d’un système de vidéo-protection urbaine supervisée, en étroite collaboration entre la ville de Limoges et le référent sûreté des forces de sécurité de l’État, c’est parce que l’utilité d’un tel dispositif dans le domaine de la prévention, de la dissuasion et de l’élucidation des faits constitue un atout déterminant de la sécurisation urbaine. Sans méconnaître le débat légitime autour de la présence de caméras dans le domaine public, la vidéo-protection, déployée de manière stratégique, est un outil efficace au service de la tranquillité de nos concitoyens. C’est pourquoi le gouvernement s’est engagé à dédier une partie des crédits du FIPD pour financer le développement de la vidéo-protection.

Consulter la convention .

CLSPD 2015 07 10